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La couture n’est pas qu’un « passe-temps de femme » : pourquoi de plus en plus d’hommes s’y mettent (et pourquoi vous devriez franchir le pas
TENDANCE — La couture n’est pas qu’un « passe-temps de femme » : pourquoi de plus en plus d’hommes s’y mettent
Le changement se voit partout : dans les ateliers associatifs, sur TikTok, dans les cafés-créatifs et jusque dans les studios de tailleurs. La couture n’est plus rangée dans une case étroite ; elle devient un loisir créatif transversal, porté par une nouvelle génération d’hommes qui y trouvent expression, autonomie et style. L’essor a commencé pendant la pandémie, quand chacun a redécouvert les gestes essentiels du quotidien. Depuis, la dynamique ne faiblit pas. On observe un véritable basculement culturel où la couture n’est plus seulement « utile », mais un espace de créativité, d’inclusion et d’égalité des genres.
Le récit selon lequel coudre serait un passetemps « de femme » s’effrite au profit d’une vision plus juste : coudre mobilise sens du détail, patience et capacité à résoudre des problèmes. Des clubs masculins de couture se développent dans plusieurs pays pour favoriser le lien social et la santé mentale. Dans des zones rurales, où la pression sociale sur les comportements « genrés » se fait sentir, ces initiatives deviennent des bulles d’air. Les hommes y apprennent à ourler un pantalon, à reprendre une veste, ou à créer une chemise sur mesure, en tissant des amitiés durables. Des lieux hybrides, tels que des espaces de quartier et des médiathèques, programment désormais des ateliers mixtes, à l’image de ce type de projets communautaires évoqués par des initiatives comme des espaces de vie partagés.
Les codes de la mode masculine se déplacent, emmenés par la culture de l’upcycling et de la personnalisation. Les jeunes adultes, surtout la Gen Z, n’attendent plus la validation des podiums : ils apprennent, expérimentent et « hackent » leur garde-robe. Des enquêtes récentes rapportent que près de 48 % des jeunes ont déjà auto-appris une compétence via TikTok, et 42 % via YouTube. C’est un catalyseur : la couture devient un langage commun où tutos, idées et challenges s’échangent en quelques secondes. Dans ce contexte, la semaine de la haute couture se lit autrement : elle inspire, certes, mais le flux créatif part aussi de la base, des makers et des couturiers amateurs qui partagent leurs prototypes.
Ce mouvement s’inscrit aussi dans une prise de conscience écologique. Réparer, transformer, prolonger la vie d’un vêtement, c’est s’opposer à la surconsommation. Beaucoup d’hommes commencent par des retouches simples, puis découvrent le plaisir de maîtriser une coupe, de choisir une toile, de monter une poche. Une veste héritée, un jean récupéré, une chemise trop longue deviennent des terrains de jeu où l’artisanat se remet au centre. Les expositions et événements locaux, comme certaines expositions dédiées à la couture ou les démonstrations de savoir-faire à la main, renforcent cette légitimité culturelle.
Chez « Maxime », 31 ans, cadre en reconversion, tout a commencé par un besoin de reprendre des pantalons. Très vite, la recherche du tombé parfait s’est muée en passion pour le patronage. En quelques mois, Maxime a cousu un blouson doublé et appris la pose d’une fermeture métal. Une trajectoire représentative de milliers d’initiatives individuelles qui, mises bout à bout, redessinent la carte d’un hobby devenu mouvement. Et si la couture faisait simplement partie des compétences de la vie, au même titre que cuisiner ou bricoler ? Le vrai virage s’opère quand chacun comprend que coudre, c’est bien plus qu’assembler des pièces : c’est raconter une identité, avec une intention et un point de vue.
Le plus frappant, en 2026, reste la normalisation du geste. Les plateformes regorgent d’hommes qui filment leurs progrès, demandent des conseils et partagent des patrons. Des communautés mixtes s’impliquent aussi dans des actions solidaires, fabriquant trousses et accessoires pour des associations. Cette énergie, largement visible en ligne comme dans les ateliers de quartier, légitime enfin ce que beaucoup pensaient tout bas : coudre n’a pas de genre. Le message clé s’impose avec élégance : la couture est un espace d’expression accessible à tous, au service d’une mode responsable et personnalisée.

Apprendre la couture quand on est un homme : techniques essentielles, matériel, premiers projets
Entrer dans le monde de la couture ne nécessite pas une machine sophistiquée. Un modèle simple qui coud droit suffit pour démarrer. L’idéal est de s’équiper progressivement, en privilégiant des outils fiables et quelques tissus faciles, comme un coton moyen ou une gabardine légère. Démarrer par l’upcycling est judicieux : transformer un vieux jean en sac, raccourcir une chemise, renforcer des coudières. La progression vient vite, car les gestes se répètent et gagnent en précision.
Avant de coudre un vêtement complet, la méthode la plus efficace consiste à enchaîner des exercices courts. Par exemple, réaliser un échantillon de couture anglaise, poser un biais proprement, ou entoiler une patte de boutonnage. Les plateformes d’apprentissage aident à chaque étape : de nombreux créateurs partagent des pas-à-pas gratuits, ainsi que des patrons simples comme un sac banane pour débutant ou des idées d’accessoires faciles pour apprivoiser la machine. Les indispensables se rangent ensuite dans une boîte de couture bien pensée pour gagner du temps.
Le kit de base demeure sobre : des aiguilles adaptées au tissu, une paire de ciseaux textile, un découd-vite, quelques pinces de couture, un mètre ruban, et des fils de qualité. Une table dégagée, une chaise confortable et une lumière douce évitent les erreurs. Pour se repérer dans le foisonnement du matériel, ce comparatif rapide peut guider les premiers achats.
| Outil ✂️ | Usage 👔 | Budget 💶 | Astuce 🌟 |
|---|---|---|---|
| Ciseaux textiles | Coupe nette des tissus | Moyen | Réserver aux tissus uniquement pour durer 😉 |
| Aiguilles machine | Adapter au tissu (stretch, denim…) | Faible | Changer régulièrement pour éviter les points sautés ✅ |
| Découd-vite | Corriger proprement | Faible | Geste lent, lame orientée loin du tissu fragile 🧵 |
| Règle japonaise | Mesures et marges exactes | Moyen | Tracer au stylo friction pour effacer à la chaleur 🔥 |
| Organisateur de table | Rangement et ergonomie | Variable | Optimiser l’espace avec un organisateur de quilter 🧰 |
Pour apprendre sans pression, une première série de projets « confiance » fait merveille. Un tote bag doublé, une trousse zippée, puis un short à taille élastiquée permettent d’explorer la coupe et l’assemblage. Les contenus vidéo sont précieux : un tutoriel clair sur l’enfilage de machine, un autre sur les ourlets invisibles, et un troisième sur la pose de fermeture éclair couvrent 80 % des besoins initiaux. Sans atelier près de chez soi, les créateurs et formatrices en ligne donnent accès à une pédagogie progressive, de l’ourlet aux finitions propres ; beaucoup revendiquent une approche inclusive, où chacun apprend à son rythme.
Les parents ou oncles qui apprennent la couture aiment proposer un projet-complice aux enfants. Un petit vêtement facile ou un accessoire coloré accroît la motivation. Un patron gratuit pour enfant est parfait pour s’entraîner aux coutures droites et aux marges régulières. Ensuite, la montée en gamme est naturelle : un pantalon en sergé, une chemise casual, puis un blouson léger. Utiliser des patrons testés et des tissus stables évite la frustration. Les accessoires restent un terrain de jeu idéal pour progresser sans risque, avant d’attaquer une pièce plus ambitieuse.
Pour maintenir la motivation, la clé est de ritualiser des créneaux courts : 25 minutes de couture, 5 minutes de pause, et on recommence. Ce « rythme d’atelier » autorise la concentration sans fatigue. En organisant l’espace de travail et en sélectionnant des objectifs « micro », la progression devient fluide. L’essentiel à retenir : pas besoin d’un matériel coûteux pour s’exprimer, seulement de la régularité, des techniques justes, et un soupçon de patience.
De Savile Row aux ateliers d’aujourd’hui : héritages masculins, haute couture et égalité
Si la couture a longtemps été perçue comme féminine dans la sphère domestique, l’histoire du tailoring masculin offre une autre perspective. Savile Row, à Londres, incarne depuis près de deux siècles l’excellence du costume sur mesure. De nombreux créateurs passés par ces ateliers, à l’image d’Alexander McQueen, ont affûté leur regard sur la coupe, les proportions et l’architecture du vêtement. Dans d’autres cultures, la présence d’hommes couturiers est restée évidente : au Pakistan, en Corée du Sud, en Italie ou à Hong Kong, les tailleurs de quartier continuent de façonner vestes et pantalons, perpétuant une tradition méticuleuse.
En Australie, le lien entre sports de glisse et production textile a aussi nourri un imaginaire masculin du vêtement. L’histoire de fondateurs driven par la culture surf démontre que la couture industrielle, l’innovation matière et le sens du mouvement vont de pair. Dans la création contemporaine, des designers réputés revendiquent l’influence des techniques de tailleur pour sculpter le volume et la silhouette. Ce continuum entre ateliers traditionnels et studios modernes relie le geste à l’idée, la main à l’intention.
Comment, alors, la couture s’est-elle retrouvée qualifiée de « travail de femmes » ? L’industrialisation et les systèmes de façonnage à domicile ont longtemps reposé sur une main-d’œuvre majoritairement féminine, payée à la pièce. Pendant les années 1940-1950, les contraintes économiques et le rationnement ont poussé des millions de femmes à développer la confection domestique. Aujourd’hui encore, le secteur de la mode est composé à environ 77 % de femmes. Mais cette réalité statistique ne doit pas enfermer la pratique dans un cliché. L’égalité des genres invite à reconnaître la valeur technique de la couture, indépendamment de qui tient l’aiguille.
La haute couture, laboratoire d’idées et de gestes, inspire les passionnés qui débutent. Les décryptages de collections, les focus sur les ateliers flou et tailleur, ou encore les hommages aux couturiers de légende nourrissent les ambitions. Les ressources consacrées à des maisons et à leur histoire, comme ces éclairages autour de Dior et ses inspirations américaines ou la synthèse de la semaine des maisons de haute couture, montrent combien l’artisanat et la culture visuelle demeurent vivants. Ces références n’intimident pas ; elles aident au contraire à comprendre qu’un bon montage d’épaule ou une pince poitrine bien placée sont des sujets universels.
L’actualité culturelle locale et institutionnelle illustre cette porosité entre art, spectacle et technique. Certains théâtres et opéras ouvrent leurs coulisses pour des ateliers, à l’instar d’initiatives comme cet atelier couture à l’Opéra de Marseille. Quand une institution publie un audit sur ses pratiques ou ses besoins, comme évoqué ici autour d’un audit à Marseille, on mesure combien la couture est un maillon stratégique : costumes, entretien, logistique, collaboration entre métiers. La chaîne de valeur est large, et les passerelles avec l’apprentissage amateur sont nombreuses.
Au fond, le retour des hommes à la couture ne contredit pas l’héritage féminin, il le complète. Reconnaître la virtuosité des ouvrières, des modélistes et des costumières, c’est aussi ouvrir la porte à de nouveaux regards. Le message est clair : la technique n’a pas de genre, la sensibilité non plus. En réhabilitant le geste et la patience, chacun participe à une mode plus consciente, moins standardisée, plus personnelle.

Communautés mixtes et bien-être : clubs de couture, cours et solidarité qui font du bien
La couture agit comme un sas de décompression. Se concentrer sur une piqûre, respirer, regarder la main guider le tissu : ce rituel apaise. De nombreux groupes de couture masculins et mixtes en témoignent. On y trouve des profils variés, du sportif au développeur web, du graphiste au cuisinier, réunis par la curiosité. Pour entretenir ce lien, certains ateliers organisent des rencontres thématiques, comme des sessions « upcycling de chemises » ou « initiation au pantalon ». Dans cet esprit, des clubs saisonniers peuvent égayer l’agenda, à l’image d’initiatives festives qui rassemblent, comme ce club couture autour des fêtes.
Le tissu social se renforce aussi par la solidarité. À Toulouse par exemple, des actions collectives mettent la couture au service des autres, une démarche qui rejoint l’esprit de projets tels que la couture solidaire. Les ressourceries, tiers-lieux et maisons de quartier jouent un rôle de hub en mettant des machines et des chutes de tissus à disposition ; des dispositifs comme des ateliers en ressourcerie maillent le territoire. Apprendre près de chez soi reste simple : on repère un cours débutant, on s’inscrit à un cycle de trois séances, puis on prolonge avec un projet personnel.
L’hexagone regorge d’initiatives : cours réguliers dans des communes de caractère ou rendez-vous pop-up. On croise des propositions conviviales telles qu’un cours de couture à Turquant, des rencontres en Bretagne autour de la coupe à Saint-Avé, ou des haltes inspirantes en Normandie comme un atelier à Honfleur. Les expositions locales, par exemple la couture main à Cournon, valorisent des savoir-faire que les débutants comme les confirmés aiment observer de près : points sellier, finitions main, doublures invisibles.
Pour Yanis, 39 ans, technicien réseau, la couture a d’abord été un défi personnel : réparer son manteau favori. Il s’est ensuite lancé dans une besace en toile cirée, fière de ses surpiqûres orange. Au fil des rencontres, Yanis a découvert un cercle d’entraide où l’on échange patrons, coupons et astuces de coupe. Dans ces espaces, la tendance est au partage : on publie ses essais, on raconte ses erreurs, on célèbre les progrès. Les concours amicaux stimulent la créativité et soudent les communautés, comme peut le proposer un casting pour un grand concours créatif en fin d’année.
Les lieux culturels se mettent au diapason. Des opéras, musées et associations proposent des journées portes ouvertes, des masterclasses de montage ou encore des conférences sur l’histoire du costume. La couture devient alors un pont entre génération et patrimoine. Les hommes qui s’y mettent n’y cherchent pas une performance de genre, mais un langage à part entière. À la clé, les mêmes bénéfices pour tous : confiance, maîtrise, et une garde-robe qui raconte une histoire.
Plan d’action 30 jours : franchir le pas et coudre sa première pièce
Un mois suffit pour acquérir des bases solides et signer un premier projet. En découpant le parcours en étapes courtes, la sensation de progression devient tangible. Voici un plan clair, pensé pour une vie active, où 30 à 40 minutes par jour ouvrent de vastes horizons. Les outils s’organisent dans un espace dédié, idéalement équipé d’un organisateur de table pour ne rien égarer. Le fil conducteur : apprendre une technique, l’exercer, puis l’appliquer à une petite pièce concrète.
- 🗓️ Jours 1-3 : installer la machine, enfilage, points droit et zigzag. Objectif : couture droite propre sur 30 cm.
- 🧵 Jours 4-6 : ourlets et surpiqûres. Objectif : ourlet régulier sur torchon ou chute.
- 🧷 Jours 7-10 : pose de fermeture éclair. Objectif : trousse plate zippée.
- 📐 Jours 11-14 : marges de couture et repassage. Objectif : tote bag doublé.
- 👖 Jours 15-20 : lecture d’un patron simple. Objectif : short ou pantalon élastiqué.
- 🧥 Jours 21-26 : finitions propres (biais, surjet). Objectif : sweat ou surchemise légère.
- 🌿 Jours 27-30 : upcycling. Objectif : transformer une chemise en veste sans col.
Les projets « capsule » gardent le cap. Un sac banane pour l’entraînement aux courbes, un short d’été en coton pour la lecture de patron, puis une surchemise en jean pour la maîtrise des épaisseurs. Pour celles et ceux qui souhaitent partager un moment en famille, un modèle facile pour enfant, tel qu’un patron gratuit, crée un joli souvenir et consolide les acquis. Les envies plus ambitieuses arrivent vite : une veste semi-entoilée, un pantalon à braguette, voire une tenue d’exception, guidée par un patron de robe de mariage si l’on accompagne un proche dans ce projet d’atelier familial.
Pour approfondir, les stages et événements ponctuels offrent un cadre stimulant. Certains ont lieu dans des lieux inspirants, à l’image d’ateliers en institution culturelle ou de sessions dans des espaces de quartier. Les expositions et rencontres trimestrielles, à la manière d’expositions thématiques, nourrissent le regard. On se fixe des jalons : participer à un événement local, partager un projet en ligne, tester une technique nouvelle, et pourquoi pas soumettre sa pièce à un jury ami lors d’un challenge saisonnier.
Enfin, privilégier des circuits d’approvisionnement responsables consolide le sens du geste. Chiner, récupérer, troquer, utiliser les stocks dormants, apprendre à réparer : chaque couture allonge la vie du vêtement. L’objectif n’est pas la perfection, mais la cohérence. Un mois d’essais réguliers suffit pour se sentir légitime à coudre. La suite ? Choisir une pièce-signature qui ressemble, et tracer son sillon avec sérénité.
Choisir ses ressources : cours débutants, expositions, liens utiles et idées pour continuer
Le meilleur allié d’un débutant, c’est un parcours clair et des ressources vérifiées. Pour démarrer, les cours en petits groupes rassurent et structurent l’apprentissage. On peut s’inscrire à des sessions locales, en centre culturel, en espace associatif ou dans des tiers-lieux. Les rencontres ponctuelles, ateliers thématiques ou clubs saisonniers rythment l’année. Dans cet esprit, on repère facilement des cours de couture pour débutants, on combine avec des ateliers en ressourcerie comme ici, et on garde un œil sur les rendez-vous conviviaux, type club couture de fin d’année.
La culture mode se nourrit aussi hors de l’atelier. Les expositions et les visites d’ateliers main expliquent les points, la coupe, la main d’œuvre, et donnent à voir le temps nécessaire aux finitions. Des événements comme une exposition autour de la couture main ou des focus sur la haute couture enrichissent le regard. On n’hésite pas à se documenter via des articles dédiés aux maisons et aux inspirations, tel un éclairage sur Dior et les Amériques, pour mieux comprendre coupes, volumes et héritages.
Pratique, la liste de vérification évite les achats inutiles et maintient le cap sur l’essentiel. Une boîte d’indispensables bien organisée, un organisateur de table et un choix de patrons vérifiés garantissent une progression sans heurts. Les accessoires DIY, faciles et gratifiants, se trouvent dans des ressources comme ces idées à réaliser. Au fil des projets, on ose les finitions main, le montage précis, la doublure propre, et on découvre combien la rigueur technique libère la créativité.
Enfin, on pense au réseau et aux temps forts. Participer à un challenge, à une vente solidaire, ou à un concours amical permet de se situer et de recueillir des retours bienveillants. Les appels à projets, comme un grand concours de fin d’année, donnent une date, un thème et une motivation. Les rencontres entre passionnés de mode et d’artisanat rendent palpable l’esprit d’inclusion : tout le monde progresse, chacun à son rythme, et l’on célèbre la variété des esthétiques. L’idée à garder : la couture est un chemin, pas une compétition, et chaque étape compose une silhouette plus sûre d’elle.
Quelle machine choisir pour débuter sans se ruiner ?
Un modèle mécanique ou électronique d’entrée de gamme suffit, à condition qu’il fasse un point droit régulier et un zigzag propre. Privilégier la robustesse, un bon éclairage, et un pied standard facile à changer. Inutile de viser les options avancées au départ : concentrez-vous sur la qualité du point et la simplicité d’usage.
Comment vaincre l’idée que la couture n’est pas pour les hommes ?
Rappelez-vous que l’histoire du tailoring masculin, de Savile Row aux ateliers contemporains, prouve le contraire. L’égalité des genres s’applique aux hobbies : coudre est une compétence technique et créative, pas un marqueur de genre. S’entourer d’un groupe mixte et partager ses progrès normalise le geste.
Quelles sont les meilleures premières pièces à coudre ?
Une trousse zippée, un tote bag doublé, un short à taille élastiquée, puis une surchemise en denim léger. Ces projets couvrent les techniques-clés : coutures droites, pose de zip, lecture de patron, gestion des épaisseurs, finitions propres.
Où trouver des cours accessibles près de chez moi ?
Renseignez-vous auprès des maisons de quartier, des ressourceries et des bibliothèques. Des propositions existent dans de nombreuses villes : cours réguliers, ateliers découverte, et clubs saisonniers. Les plateformes vidéo et les créateurs sur TikTok/YouTube complètent l’apprentissage à la maison.
Comment intégrer la couture à une démarche durable ?
Commencez par la réparation et l’upcycling : prolonger la vie d’un vêtement réduit l’empreinte. Privilégiez des tissus durables, utilisez les stocks dormants, troquez des coupons, et soignez les finitions pour porter longtemps vos pièces.
Créatrice dans l’âme, Claire partage depuis plus de 10 ans son amour de la couture, des étoffes et des détails raffinés. Son écriture mêle conseils pratiques et touches poétiques, pour inspirer chaque lectrice à créer son propre style.